Ça y est, c’est le début de la fin!
Ce matin, on a ouvert la porte sur une des premières dernières fois : c’était notre dernier lundi matin au 3863.
Tous ces détails qui nous semblaient si insignifiants finiront par venir nous hanter.
Toutes ces micro-habitudes qui se sont inscrites insidieusement dans nos cerveaux d’hommes automates finiront, inéluctablement, par nous manquer.
De petits deuils en petits deuils, on traversera la semaine.
La caissière de la pharmacie, les empanadas, l’odeur du café torréfié, les incroyables aventures d’Isabelle à la réception, la rue Hôtel-de-Ville et ses places de stationnement, les toilettes du 452… À 17 h jeudi soir, tout cela ira s’inscrire sur le disque dur de nos mémoires.
Ces presque riens qui façonnaient notre quotidien ne seront plus.
Le lundi 25 janvier, on passera à autre chose. On se créera d’autres habitudes. Mais en attendant, les échos du 3863 nous reviendront plus reluisants et plus dorés que jamais. Que voulez-vous, dans la passoire des souvenirs, les mauvais filent et les bons restent. C’est comme ça!
